
Dix ans d'image, portés dans le mariage
Marseille · FranceLe parcours
Je suis venu au mariage par le film, pas l'inverse.
J'ai passé dix ans à faire des images pour d'autres — campagnes, éditoriaux de mode, portraits, films courts. J'y ai appris une chose qui ne se négocie pas : une image se prépare avant d'être prise, et se choisit longtemps après.
Le mariage est arrivé comme un terrain plus exigeant que tous les autres. Une seule prise, aucun retour en arrière, et des visages qui comptent réellement pour quelqu'un. Il n'existe pas de commande plus sérieuse.
J'ai donc appliqué au mariage ce que la publicité exige et ce que le cinéma enseigne : un repérage, une direction artistique, une lumière pensée, un montage — et le refus absolu de la production en volume.
« Je ne photographie pas un mariage. J'en écris la mémoire. »

Repères
- 10ans
- de pratique de l'image
- 180+
- mariages accompagnés
- 14pays
- traversés pour une célébration
- 6sem.
- de sélection et d'édition par mariage
Quatre principes
Une méthode, tenue depuis le premier jour.
La lumière avant le sujet
Je repère chaque lieu à l'heure exacte de la célébration. Un cadre se décide avant que quiconque n'y entre.
L'effacement
Aucune consigne donnée, aucune scène rejouée, hors des vingt minutes de portraits. L'intimité se gagne par la distance, pas par la familiarité.
La sélection
J'écarte quatre-vingt-quinze pour cent de ce que je produis. C'est la part la plus longue du travail, et la seule qui fasse une différence visible.
L'objet
Un fichier n'est pas un souvenir. Tirages coton, albums reliés main, coffrets : ce qui reste doit pouvoir se tenir dans une main et se transmettre.
Par principe
Ce que je ne fais pas.
Une maison se définit autant par ses refus que par son catalogue.
- Les poses dirigées et les mises en scène
- Les retouches qui modifient un visage
- Les filtres et les rendus à la mode
- Les formules à trois niveaux vendues sans rencontre
- Les publications sans votre accord écrit
- Prendre plus de mariages que je ne peux en éditer
Ce qu'ils en disent
« Nous attendions des photographies. Nous avons reçu un objet, une matière, une façon de nous regarder que nous ne connaissions pas. Deux ans plus tard, le film passe encore le dimanche soir. »
« Sa présence est la chose la plus rare : on ne le voit jamais travailler, et tout est là. Nos familles ont oublié qu'il y avait un appareil dans la pièce. »
« Le tirage de la première danse est accroché dans l'entrée. Personne ne le prend pour une photo de mariage. C'est exactement ce que nous voulions. »